samedi 31 août 2013

Me voici au terme de mon premier tronçon : Lyon / Pavia

Ce soir je suis à Gropello Cairoli non loin de Pavia
 .
Demain matin, il me faudra partir au plus tard à 7 heure pour arriver à la messe de 11 heure de San Martino Siccomario. Le curé et les élus m'attendent et si tout se passe bien, nous devrions avoir une liaison webcam skype avec le "Centre Culturel Saint Martin de Tours" qui sera présent sur la fête de la Bande Verte

Ce dimanche et Lundi je serai à Pavia et mardi matin je prendrai le train à Milan pour Trieste. De là un bus me conduira à Logatec en Slovénie ou je reprendrai mon périple à pied en direction de Ljubljana, Maribor et la frontière hongroise. De cette frontière, je redescendrai sur Zagreb. Les derniers 8 derniers jours ce sera une marche européenne car je devrais être accompagné par des hollandais, des hongrois des croates et je l'espère des slovènes. Vive l'Europe des chemins.
La mort de saint Martin dans l'église de Palestro
A ce propos j'ai trouvé que cette Via Francigena est bien fréquenté. J'ai "perdu" mes contacts français les 2 Chantal , Viktoria, Pauline. Hier soir j'étais avec un italien parti de Rome et qui remonte au Mont saint Michel. Cet après-midi j'ai marché quelques temps avec un nouveau pèlerin originaire de Biarritz Lui aussi se dirige vers Rome

Hier visite de l'église saint Martin de Palestro.

L'imploration de Saint Martin pendant la bataille de Palestro
Aujourd'hui  j'espérais visiter l'église saint Martin de Tromello mais elle était fermée pour cause d'importante restauration. Cette fois-ci je n'ai pas pu "forcer" la porte. J'ai tout juste eu droit de prendre une photo de la façade de cette église.
Sur la façade de l'église Saint Martin de Tromello













Depuis Vercelli jusqu'à Pavia le chemin traverse de grandes rizières, des "nids" à moustiques. Certes j'ai eu droit aux piqûres mais Chantal l'angevine a eu sa bonne part. Il y a deux jours, elle avait le dessous de la paupière très gonflée.
Les "nids" à moustiques dans les rizières

jeudi 29 août 2013

Bientôt Pavia

Je me réjouis de retrouver dimanche matin nos amis italiens du "Centre Culturel Saint Martin de Pavie".

Sur le chemin après Piverone
Pour rattraper mon retard accumulé depuis quelques jours, je vais "Zapper" quelques étapes prévues initialement à pied. Pour exemple, je vais prendre cet après-midi le train qui me conduira de Santhia à Vercelli.. Je ne verrai pas les rizières mais j’éviterai aussi probablement quelques piqûres de moustiques si j'en crois les propos de Mimi et Alexis.

Hier j'ai fait l'étape Piverone / Santhia sous un beau ciel bleu. Durant la 1ère moitié de l'étape de 22 km j'ai fait le parcours seul. Départ 7 h du matin avec mon lourd sac à dos que je vais allégé de quelques papiers documents à Pavia.

Vers 11 heure j'ai de nouveau rencontré Pauline la nantaise de 22 ans . Nous l'avions rencontré (Chantal C, Anne-Chantal B, Viktoria l'allemande) pour la 1ère fois à Ivréa. Pauline est partie elle aussi, du col du Grand Saint Bernard.
Son sac à la différence du mien ou de celui de Viktoria ne fait que 9 kg inclus une petite tente. Elle dort en effet de temps à autre sous la tente. C'est son choix et probablement par souci d'économie.

Il y a du monde sur cette Via Francigena ! Pour preuve, au gîte hier soir 2 Suisse qui démarraient leur chemin vers Rome.
Chantal, Anne-Chantal et Viktoria

J'ai rencontré le secrétaire de mairie de Piverone (pour info à destination de mes amis du réseau : gîte de 16 places) et celui de Santhia (pour info : gite de 6 places). Je ne manque pas d'informer.

Oui il y a des hébergements adaptés  sur ce chemin. C'est une des raisons de sa fréquentation.
 Au gîte de Santhia depuis début Avril plus de 200 pèlerins enregistrés de nationalités très différentes. Il est vrai beaucoup d'italiens mais des hollandais des belges, des français, des anglais.


A Ivréa Roberto de l'association Via Francigena d'Ivréa nous a accompagné durant une journée. La présidente Ricarda est venue se joindre à nous le midi pour partager un léger repas. Roberto et Ricarda parlent un peu le français.

Il en est de même pour Mario ici à Santhia.
Ce sont de bons contacts pour nous permettre à nous Réseau Européen des chemins de Saint Martin de poursuivre nos relations de travail en commun avec les responsables locaux de la Via Francigena

Tenir un blog en cours de chemin c'est du temps. Abientôt

lundi 26 août 2013

Pont-Saint-Martin

L'église romane d'Arnad
Hier matin dimanche 25 Août quand je suis parti de Verrès je pensais bien ne plus revoir mes 3 copines : les 2 Chantal de l'association angevine et Viktoria la jeune allemande. La veille j'avais peiné dans mon cheminement et j'avais donc décidé de réduire sérieusement l'étape. Un gîte était noté à Arnad : belle église romane saint Martin. Elle était exceptionnellement ouverte pour cause de la grande fête locale : la fête du lard. Une fête ou de nombreux producteurs de la vallée d'Aoste se retrouvent pour présenter et vendre leurs produits. Arnad est à 6 km du départ.  Un gîte est  noté sur les livres-guides. Je pensais y rester pour une nuit mais ce gîte est définitivement fermé depuis 2 mois.  C'est bien ma chance ! Me voilà contraint d'aller jusqu'à Donnas ou il y aurait 2 accueils pèlerins possibles. Mais l'un est occupé par des gens venus à la fête du lard et pour l'autre celui de la paroisse San Pietro, impossible de le trouver. Il me restait alors environ 5 km sur une route très fréquentée. Juste en face de l'église san Pietro un arrêt de bus. Je vois alors que même ce dimanche il y a des bus. Le premier venu m'a embarqué jusqu'à Pont-Saint-Martin. Pas loin de l'arrêt à Pont-Saint-Martin, il y a un petit hôtel qui pratique des prix pèlerins. J'y vais. Il est ouvert. J'entre. J'attends l'accueillant. J'appelle. Pas de réponse. Je m'en vais et à l'extérieur je regarde de nouveau sur mon livre les autres solutions. Il y a le refuge Saint Martin mais où est-il ? Je commence donc à présenter à différentes personnes de la rue, l'adresse notée sur le livre.
Le Pont romain à Pont-Saint-Martin
Enfin je trouve un passant qui paraît connaitre le lieu. Je n'en suis pas loin me dit-elle. C'est au moins un élément positif. Je suis les indications et finit par trouver ce gîte Mais oh surprise ! Qui vois-je devant la porte à attendre? mes 3 copines avec Roberto et d'autres femmes qui s'agitent. Ils ont tous leur téléphone en main  et s'en serve. Chacun essaie de trouver les détenteurs de la clef  de ce refuge Saint Martin ! Plus de 2 heures que les copines attendent. Il est même question d'aller vers l’hôtel d'où je sortais. Et puis un moment Roberto s'en va. Où est-il parti ? Puis il revient avec 2 autres personnes. Ce sont les responsables du gîte. Enfin nous avons la clef de ce beau gîte tout neuf. Ce n'est pas terminé. Nous nous installons, nous douchons et nous allons diner à la pizzeria près de la gare. Puis  c'est le repos ! oui un bien grand mot car toute la nuit une puissante soufflerie nous empêche un sommeil réparateur. Pour compara

Un des rond-point à Pont-Saint-Martin
ison nous pourrions dire que que nous étions dans le vol "Paris Los Angelès" avec le ronronnement incessant des moteurs! Je n'ai pas emporter mes boules "Quiès". Que de rebondissements !
Qui est Roberto ? C'est le lien que l'association angevine possède avec l"association locale de la "Via Francigena" (chemin vers Rome). Roberto nous a accompagné durant l'étape d’aujourd’hui. Sa présidente est venue nous retrouver pour déjeuner ensemble. Moment de grande convivialité.

dimanche 25 août 2013

Vouloir visiter à tout prix une église saint Martin cela peut engendrer une belle histoire

Rappelez vous : dans mon message du vendredi 23 Août je me réjouissais de visiter l'église saint Martin de Diemoz. C'était l'info que m'avait donné l'office de tourisme d'Aoste. Erreur. Cette église n'était pas dédiée à saint Martin mais à santa Lucia. Cette dernière est une des 2 églises de la paroisse saint Martin. L'autre est effectivement dédiée à saint Martin mais il faut aller la chercher hors du chemin à plus de 1000 mètres d'altitude plus exactement à Verrayes.
Santa Lucia (Village de Diemoz) est à moins de 600 mètres d'altitude.

A Diemoz, une dame vient vers l'église. Elle parle le français. Je lui explique d'où je viens et ce que je fais. Je lui présente même mes cartes postales du chemin . Elle s'intéresse vraiment puis je finis par lui demander qui aurait la clef de cette église santa Lucia. Pourtant dans cette vallée d'Aoste de nombreuses églises sont souvent ouvertes.
C'est le père Lombard qui a la clef me dit-elle. Il n'habite pas ici mais à Verrayes. Il faut 1/4 d'heure en voiture pour monter là haut. Cette brave dame est en effet en voiture. J'espérais qu'elle allait me proposer de me conduire là-haut après son intérêt pour Martin. Mais non.
Mais voilà qu'arrive à pas cadencés dans cette montée vers Santa Lucia un pèlerin ou plutôt une jeune pèlerine. Elle s'arrête près de nous. Elle parle français avec un accent qui lui va bien. Elle est jeune d'allure sportive et plutôt jolie. La dame lui dit  : vous voyagez seule, ce n'est pas prudent. On voit tellement de choses aujourd'hui !
Je fais rapidement connaissance de Viktoria. Elle est allemande, elle a 30 ans. Je me présente et lui dit mes motivations.  Elle, ce qui l'intéresse c'est d'obtenir en passant dans ce village, le tampon de la paroisse. Moi, c'est de visiter l'église même si elle n'est pas saint Martin.
 La brave dame finit par nous dire : essayez donc de sonner à la maison près de l'église, il y a un véhicule. Peut être vous ouvrira-t-on l'église ? Et pourquoi pas. Essayons. La dame s'en va et en compagnie de Viktoria nous allons sonné. Un monsieur avec une barbe assez longue nous ouvre. Il a la cinquantaine (on saura plus tard qu'il a 49 ans). Viktoria parle l'allemand, l'anglais, le russe puis elle décrypte assez bien l'italien de Lino. C'est son prénom. Lino tire son téléphone portable et appelle le père Lombard qui lui autorise alors à nous ouvrir l'église Santa Lucia. Par la même occasion, il lui demande si l'église de Verrayes est ouverte. Nous visitons d'abord santa Lucia et Lino nous propose de nous conduire à saint Martin de Verrayes. C'est génial !
Nous déposons nos sacs à l'arrière du fourgon type "jumper" et nous nous installons à l'avant de cet utilitaire 3 places. La route est sinueuse.
Au cours de la montée, Lino nous dit nous venons de croiser le père Lombard. Il va déjeuner chez sa sœur. Nous ne le verrons donc pas mais l'église est ouverte.
Mais alors comment allons avoir le tampon ?
Bref, nous arrivons là-haut. Le GPS indique altitude 1020 . En descendant du véhicule je découvre que la mairie est près de l'église et j'ai souvent cette réaction spontanée : d'aller voir si les mairies sont ouvertes. Ici elle l'est. Lino nous accompagne. Il n'est pas très loin de midi et donc première chose à faire obtenir le tampon. La secrétaire parle un peu le français . Je lui explique nos démarches respectives : Via Francigena pour Viktoria et Via sancti Martini pour moi. Viktoria est étonnée, enthousiasmée et ravie de ma méthode de procéder dans mes contacts. Un vrai savoir faire me dit-elle. Bref, nous avons le tampon. Nous nous dirigeons enfin vers l'église pendant que Lino se dirige au café-bar ou il nous attendra.

Le plus remarquable dans cette église c'est le portail. Voyez les photos. Je découvre que Viktoria connait bien la vie de Martin. Pour preuve, elle décrypte parfaitement les 4 scènes présentes sur ce portail. Je suis surpris de sa connaissance. En Allemagne, à l'école, on apprend la vie de Martin me dit-elle. Je lui réponds qu'en France ma génération connait l'histoire du manteau partagé mais c'est souvent le seul élément qui est retenu de la vie de Martin.
La visite terminée nous retrouvons Lino au bar. Il déguste une bière. Nous faisons de même et c'est  l'occasion d'un vrai moment de convivialité avec échange de nos adresses. Lino n'a pas internet. Je lui promets qu'à mon retour je ferai tirer les photos et que je lui enverrai. Je veux payer la tournée. Il s'y oppose vigoureusement. Merci brave Lino. C'était extraordinaire cette rencontre. Viva Lino ! Ultreïa & sus eïa !

Savoir prendre son temps sur le chemin. Aller à la rencontre. Telle est ma devise. Si non on perd l'essentiel.

A plus tard si connexion internet wifi

samedi 24 août 2013

Mimi et Alexis, en chemin vers Jérusalem, sont à Zagreb

Je cite leur message daté d'hier 18h32 

Nous voici a Zagreb depuis hier, pour une journée de repos. enfin on marche quand même pour visiter la ville aux 1000 bars avec terrasse dans les rues. Ça plairait a certain!!  c´est très anime et bien sympathique. 
Nous quittons le chemin de St Jacques, bien balise en Slovenie avec de beaux hébergements....famille, monastère, ferme touristique et on y mange bien....!!!!!
Demain nous reprenons notre chemin, que j´ai tracé, on part un peu à l´aventure....
J´ai résolu le problème du ressemelage en achetant une nouvelle paire de chaussures a Ljubljana, on verra combien de kilomètres elles vont faire.
Tout va bien, on nous fait goûter de temps en temps les produits de la vigne et ça aide.
Avec toute notre amitié, unis par la pensée et par la prière

Fin de citation

Dans presque 1 mois, ce sera mon tour d'être à Zagreb et je me réjouis de retrouver nos amis croates


Suite de la rencontre avec les les 3 pèlerins italiens

Copie de leur message :

Cher M.
 
merci pour Votre article sur Votre blog qui explique de notre rendez-Vous. Nous sommes arrivés à la gare de Nus avec les pieds en feu. Vous y etes arrivé bien? Les etapes suivantes etaient mieux signalées?
Bon chemin!
A la prochaine
Salutations
 
Lorenza, Luciano et Alberto


Oui c'est vrai cette étape au départ d'Aoste était mal balisée. Les suivantes le sont mieux mais elles demandent encore des améliorations. Les dénivelés c'est usant pour le grand'père que je suis ! 

vendredi 23 août 2013

Avant de repartir ce matin vers l'église Saint Martin de Diemoz et Chatillon

Avec l'autorisation des 3 italiens
L'étape d'hier jeudi  22 Aout : Aoste-Nus 16 km  environ était encore une étape de dénivelés comme celle d'aujourd'hui Nus-Chatillon 14 km. Le beau temps m'accompagne toujours mais la chaleur aussi. Je bois beaucoup d'eau et sur le chemin il y a beaucoup de fontaines pour s'approvisionner si nécessaire. Sur cette "Via Francigena" il y a quelques "Romieux" . Les passants me disent en effet : vous allez à Rome ? J'explique alors qu'il s'agit pour moi du chemin de Saint Martin.

un des nombreux balisages
Le pont romain au château de Quart
J'ai marché hier quelques temps avec 3 italiens : Luciano 64 ans; sa fille Lorenza 32ans et son cousin Alberto 43 ans. Lorenza parle couramment français Cela a facilité l'échange et ils se sont intéressés à "La Via Sancti Martini" dont je leur ai donné le plus de détails possibles comme je l'avais fait à Aoste au niveau de l'office de tourisme ou encore de la mairie.

Le chemin est insuffisamment balisé. Certes il y a des poteaux indicateurs à de nombreux carrefours mais à mon sens ils sont trop hauts et pas assez nombreux. Il reste beaucoup d' intersections non balisées.
Pour cheminer, même les 3 italiens se sont basés  sur ma trace GPS du parcours.
Les 2 amies angevines Chantal et Anne-Chantal que j'ai retrouvé dans la cathédrale d'Aoste et qui sont avec moi au même hôtel m'ont dit s'être trompées de nombreuses fois. Le livret-guide français qu'elles possèdent comportent de nombreux oublis et de nombreuses erreurs. J'ai ce même livre et je le confirme.


Le château de Quart

A bientôt

jeudi 22 août 2013

Appelez ces rencontres comme vous le voulez : Hasard, Providence ou autre

Je suis donc arrivé à Aoste mardi soir 20 Aout par les terrains de sport (football et rugby) et là sur un parking je m'adresse à un monsieur en lui présentant un papier sur lequel j'avais inscrit 2 adresses d’hôtels ou j'espérais me refaire des forces. De temps en temps cela est nécessaire de retrouver un petit de confort. J'avais trouvé ces 2 adresses sur un guide de la Via Francigena. Je lui demandais s'il connaissait pour aller à la 1ére adresse indiquée.
Il me dit non mais en regardant mon papier il me dit le second hôtel je le connais pour y avoir habité tout près lorsque j'étais jeune. Si vous vous voulez je vous y conduit. Donnez-moi votre sac me dit-il. J'accepte et il me présente même à hôtelière qui parle peu le français. Cela m'arrange bien pour préciser les conditions d'accueil.
Cet hôtel est situé à 700 m environ de l'église Saint Martin de Corléans que je suis allé visité hier. Mon après-midi, je l'ai occupé à visiter la ville et à régler mes problèmes de téléphone. Pas simple.

Alors que j'étais à visiter la cathédrale et que je me dirigeais vers la crypte, 2 femmes en sortaient. Deux amies de l'association des Amis de Saint Jacques en Anjou dont nous sommes membres. Oui Chantal et Anne-Chantal arrivaient du col du Grand Saint Bernard et se dirigent vers Rome. Nous avons dîner ensemble à l’hôtel où je suis présent. Le comble, elles avaient leur hébergement au presbytère de la paroisse Saint Martin. Je ne savais pas qu'il y avait 2 à 4 places pour accueillir les pèlerins. Le curé ne m'en a pas parlé lorsque je suis allé visiter l'église et le rencontrer pour faire tamponner mon carnet. A ce moment, j'ai manqué de peu les 2 Chantal. Elle sont arrivées peu après mon départ.
Ce soir nous nous retrouverons à Nus (Ne pas confondre ! il s'agit du nom du village. Pas de désordre sur le chemin !)

mercredi 21 août 2013

Aoste

J'avance au rythme du poids de mes années et ......de mon lourd sac à dos !

Cette étape d'hier était longue, trop longue (12 heures de marche) mais au bout, il y avait cette journée de repos ou l'on refait ses forces dans un petit hôtel sympa et peu onéreux pour la bourse d'un pèlerin !

Une journée de repos est ce bien vrai, sachant qu'une journée est bien nécessaire pour visiter Aoste et pour régler mes problèmes de téléphone. Depuis le passage du Petit Saint-Bernard familles et amis se sont en effet inquiétés de ne plus recevoir le moindre SMS de ma part. J'espère pouvoir régler cela aujourd'hui.

Pour monter le col, Marie-Hélène et sa cousine Chantal m'ont accompagné à mon rythme. Plus de 1000 mètres de montée depuis Séez avec un petit sac de 3 kg . Ouf !
Marie-Hélène et Jean-Luc merci.
Jean-Luc est en effet venu me porter mon sac de l'autre coté de la frontière, à La Thuile plus exactement. C'était plus sage.
Jean-Luc, le jacquet lui aussi, mais le passionné de l'histoire de Saint Bernard et de l'hospice qui ne demande qu'à accueillir des pèlerins en haut de ce col. Espérons que cela arrivera bientôt. Ce serait formidable pour tous les pèlerins romieux, jacquets et martiniens. Dormir à 2188 mètres d'altitude par une belle nuit étoilée !

Depuis le col jusqu'à Aoste beaucoup de dénivelé mais une vue superbe sur la vallée. Avec le carnet du pèlerin l'accueil dans les paroisses a été possible à La Thuile, Morgex et Arvier. Il est impérativement nécessaire d'avoir son matelas mousse et son duvet pour dormir au sol. Pas de lits. A Arvier une petite cuisine est disponible. Dans ces 3 villes il y a des commerces pour faire un minimum de ravitaillement.
Outre les 3 villages précités, de nombreuses autres églises de villages très petits sont souvent ouvertes.

Soyez donc tous rassurés. Il faut simplement que je prenne mon temps pour cheminer à mon allure



jeudi 15 août 2013

Etape de transition

Me voilà donc coté France au pied du col du Petit Saint Bernard que je franchirai demain la matinée pour passer en Italie.

Il fait très beau et pas de changement de temps annoncé. Je vais pouvoir profiter pleinement des paysages.

Coté italien, je ne n'aurai plus cette prise en charge des jacquets de Savoie. Une belle prise en charge dans l'accueil, vraiment exemplaire. Sans aucun doute, ces contacts que j'ai eu ces jours derniers seront à poursuivre pour valoriser nos chemins respectifs.
      Qu'il me soit permis de redire à cette occasion que les membres du "Réseau Européen des Centres Culturels Saint Martin de Tours" doivent s'inspirer grandement, largement de ce qui se fait coté jacquaire. Je l'ai déjà dit et je le répète, il ne suffit pas d'énumérer dans un livre-guide une liste d'offices de tourisme, de lieux à visiter, d'hébergements (chambres d’hôtes, hôtels etc) mais il faut veiller à prédéterminer des étapes de 20 km  voire moins si l'on se trouve en montagne (tenir compte du cumul des dénivelés) et répertorier pour ces distances raisonnables les lieux susceptibles d’accueillir dans la simplicité les marcheurs au long périple. Pensez aux gîtes d'étapes et aux accueils familles. Pour ce travail, rien de mieux que de s'entourer de praticiens des chemins au long périple. Eux savent bien de quoi ils parlent. Un chemin où il n'y a pas d'hébergement en nombre suffisant et à prix modéré ne sera pas pratiqué.


Aujourd'hui chemin facile en bordure de l'Isère: une piste cyclable avec en parallèle un sentier qui permet d'éviter le bitume. Marie-Hélène la dynamique, la passionnée des chemins est venue à ma rencontre.

A Bourg-saint-Maurice le chemin longe l'importante base de Rafting, canoë kayak. Dans le ciel limpide de nombreux parapentes m'ont accompagné.





Demain Marie-Hélène et sa cousine m'accompagneront dans la montée au col.
Je vais monter léger car Jean-Luc m'apportera mon sac tout là haut.
A bientôt pour d'autres nouvelles. Ultreïa !

mercredi 14 août 2013

Ce 14 Août à 22h30, second message de Mimi et Alexis

Je cite :

Bonsoir Hubert
petite déception, nous avons interrompu notre chemin plus tôt 
au niveau de Zazar, on a perdu le chemin, le trace GPS ne correspond pas a la realite sur le terrain, pas plus d' ailleurs qu'a la carte au 100000 intégrée au gps.
Après avoir tourné pas mal, vu l'heure qui avançait  nous sommes parti vers Horjul pensant trouver un hébergement. Il n'y avait rien,  aussi nous avons pris le bus pour Ljubljuna ou nous sommes hebergés a l'auberge de jeunesse.
J'ai noté par waypoint les endroits litigieux.
C'est dommage.
Nous repartons demain , avec des chaussures neuves pour moi ( impossible de ressemeler avant lundi prochain) sur le chemin de St Jacques.
Nous avons rencontre Marina , très gentille, elle nous a fait découvrir la ville.
Je t embrasse.

Fin de citation

Sur les chemins de St Jacques, de St Martin mais aussi sur le chemin des Artistes

Depuis Grignon peu avant Albertville, les jacquets du département de La Savoie ont vraiment beaucoup fait pour m'accueillir dans de très bonnes conditions, pour m'accompagner sur le chemin et dans des visites à ne pas manquer; comme par exemple la visite du site médiéval de Conflans, de la cathédrale saint Pierre de Moutiers ou encore de la basilique saint Martin à Aime.
Basilique saint Martin d'Aime
Merci à Marie-Jo de Grignon, à Bernard et Nicole de Moutiers, à Godeleine et René d'Aime ou je suis ce soir. Demain, ce sera au tour de Marie-Hélène de m'accueillir à Séez. Elle viendra à ma rencontre sur le chemin et vendredi elle sera à mes cotés pour gravir le col du Petit saint Bernard  : 2188 mètres
Vendredi soir je serai en Italie.

On parle de plus en plus de mutualisation des chemins et nul doute qu'ici, dans cette région des Alpes, le travail de valorisation doit se faire.
Ce chemin de Saint Jacques en Savoie, devra donc être "adopté" sans réserve par les martiniens.

Quelques mots et images sur les belles rencontres d'aujourd'hui avec 3 artistes situés en bordure du chemin.
Un ferronnier d'Art et deux artistes peintres. Ils méritent d'être connus :


 



Carole et ses fresques décoraties

Jacqueline et ses fleurs des Alpes peintes en vraie grandeur sur de l'ardoise
Je ne sais quand sera mon prochain message. Un peu fatigué mais tout va bien

Des nouvelles de Mimi et Alexis

Je cite leur message reçu ce jour alors que moi-même ce jour je suis à Aime :

Nous sommes a Ljubljana depuis hier soir. pour une journee de repos pour raison de resemellage. le caoutchouc italien n est pas terrible.
il pleut. c est la premiere fois depuis Momtmelliams en France.
Apres la plaine italienne ses mais, ses soja et ses moustiques, nous sommes rentre en Slovenie samedi dernier, et  nous avons change de paysage. nous sommes monte en altitude entre 300 et 600m le relief est vallone et tres boise et il fait moins chaud et surtout il y a un peu plus d air et moins humide. aussi nous avons repris des etapes un peu plus longue.
En italie, malgre les moustiques et la chaleur nous avons visite de belles villes et fait de belles rencontres. Verona, Treviso, Venezia, ou il faudrait passer plusieurs jours pour en profiter pleinement, le matin et le soir surtout quand tous les touristes sont partis. Nous avons traverser Venise a 6h du matin pour prendre notre bateau, nous etions seul nous avions pour nous le Rialto, la place St Marc le pont des Soupirs et les pallazzio.
Nous quittons le Chemin de St Matin ici pour prendre le chemin de st jacques vers Zagreb.
Nous vous embrassons tous


vendredi 9 août 2013

Ce jour, étape redoutable pour un jeune homme de 73 Ans !

Le col de l'Alpette : probablement l'étape la plus dure des 2500 km de la Via Sancti Martini et même des 4 chemins martiniens qui convergent vers Tours. C'est sûr, cette étape de la Via Sancti Martini sera aussi une des plus belles. Une étape à fort dénivelé. Si je ne me trompe, environ 2000 mètres de dénivelé cumulé.
La montée m'a contraint de monter lentement. Je me suis fait "doubler" plus d'une fois dans cette montée par des jeunes parfois plus chargés que moi et des moins jeunes mais probablement plus jeunes que moi. Je n'ai plus un cœur et des jambes de 20 ans Que dire de la descente sur le village de Bellecombe ? Même si dans cette montée, je soufflais comme un "boeuf" et m'arrêtais souvent, je crois que j'ai préféré la montée à la descente. Je pense à nos 2 amis hongrois qui graviront la montagne en sens inverse. Mais cette montagne est merveilleuse.
A  Bellecombe, je n'ai pas eu l'hébergement espéré et je me suis rabattu sur le village suivant : Bellecombette ou j'ai été accueilli merveilleusement bien en chambre d'hôte équipé du Wifi. Les accueillants de chambres d'hôte ne servent généralement pas de repas. Mais ce village étant dépourvu d'alimentation, l’hôtesse m'a servi de quoi me restaurer. Tout va bien

J'ai une journée de retard sur mon programme. Ce soir vendredi 9 Août, je devrais être à Chamoux-sur- Gelon. Pardon aux amis jacquets qui m'attendent et à Marie-Hélène qui a mis son réseau d'accueillants en action. Le retard n'est pas important. Il me faut bien surtout bien répertorier ce chemin. De toute les façons, amis italiens, je serai bien à Pavia le 1er Septembre comme convenu.

Avant hier j'ai pris la pluie et un peu d'orage. J'ai horreur de l’orage ! Dans cette situation, je préfère m'arrêter. Je l'avais envisagé car on m'avait même parlé d'une météo en alerte orange. Il n'en a pas été ainsi.

Ce matin, je suis parti à 8 heure du gite d'étape de la Ferme de l'Ours à la Plagne et je suis arrivé vers 15 heure un peu fatigué à Bellecombe. Ce sont les chevilles et les genoux qui ont été mis à l'épreuve durant cette descente. Mais les pèlerins le savent bien , après la douche et un peu de repos la machine humaine récupère très vite.


Mon "Martin-bâton" depuis mon départ de Lyon fait beaucoup parlé. Cela me permet d'expliquer ce que je fais et ou je vais. Hier j'ai rencontré Mr le maire d'Entremont-le-Vieux. Il était très intéressé par le passage du chemin dans sa commune. Les amis hongrois seront très intéressés par le contact avec cet élu. J'aurai l'occasion de vous en reparler à Zagreb le 4 Octobre.

Mis à part un tronçon, le chemin est bien balisé. Il s'agit pour une grande partie de l'étape d'hier et d'aujourd'hui : du GR 9 auquel il faut ajouter des PR balisé jaune.



Merci aux personnes présentes sur les photos de m'avoir donné autorisation de publication.
 C'est tout pour aujourd’hui. Quand sera mon prochain message ?