jeudi 19 juillet 2012

Un retour anticipé vers la maison

Oui en effet, j'avais prévu de rentrer seulement après avoir parcouru le chemin slovène.

Il n'en a pas été ainsi et je suis rentré à la maison ce mardi 17 Juillet en soirée.

Pourquoi ?

Mon entrée en Slovénie depuis la frontière hongroise n'a pas été simple.

Dans mon message du 13 Juillet, j'indiquais qu' un élu de Domanjsevci (Slovénie) était venu me chercher pour me conduire dans une maison tenue par des capucins franciscains. Le lendemain matin à la maison franciscaine ou l'on m'avait conduit, j'ai découvert sur une carte de pays que l'on m'avait éloigné bien involontairement de mon chemin.



Ma dernière église visitée en Slovénie : L'église Saint Martin de Martjanci

"La Charité de saint Martin" : une des très belles peintures murales de l'église Saint Martin de Martjanci


Comment rattraper ce chemin ? Pas simple. Je n'avais pas de documents comme je disposais pour la Hongrie notamment d'un livre-guide avec des fonds de cartes au 1/60 000ème.

Donc en Slovénie pas de cartes papiers avec le tracé officiel et pas de balisage. On m'avait annoncé que le chemin était balisé jusqu'à Zrèce. Or pas de balisage spécifique comme en Hongrie. J'avais certes le GPS avec le tracé mais tout cela était vraiment insuffisant.

Je décide donc de passer outre une étape et de rattraper le chemin plus loin.

Je découvre beaucoup de bitumes et des rallongements de tracés injustifiés.

Un moment, je suis rassuré et je crois avoir découvert un balisage (différent de celui du chemin martinien hongrois) qui serait celui du chemin de saint Martin en Slovénie. Il n'en est rien. A l'office de Tourisme de Murska-Sobota, ville moyennement importante de l’extrémité Est de Slovénie, on me remet un document en français avec de nombreux itinéraires de randonnées. C'est alors que je constate que la signalétique que je croyais martinienne n'est autre qu'une signalétique d'un grand chemin de randonnée slovène. Déception !

Signalétique d'un chemin non martinien
Une déception ajoutée à celles de nombreuses incohérences et des difficultés d'hébergements évidentes, font que je finis par abandonner momentanément.

En collaboration avec l'équipe du "Centre Culturel Européen Saint Martin Slovène", ce chemin va être repris et l'an prochain, j’espère bien pouvoir retourner là-bas et que tout ira bien.

J'ai en effet rencontrer à Maribor, le père Edvard et Tine du "Centre Culturel Européen Saint Martin Slovène". Notre rencontre fut chaleureuse et très constructive. Le nécessaire sera fait pour que le chemin slovène soit dans la lignée des "Grands itinéraires Culturels Européens". Le Centre Culturel Saint Martin de Tours et celui de la Hongrie pourront apporter si nécessaire leur collaboration.

Le père Edvard, Hubert le Plantagenêt, Tine

Il est facile pour le marcheur d'apporter sa critique mais bien souvent, il n'a pas conscience de l’énorme travail  accompli par ceux qui construisent le chemin.

Je le sais par expérience, mettre en place un chemin n'est pas simple et ceux qui font ce travail ont beaucoup de mérite.

Un grand merci au père Edvard et à Tine pour leur accueil. J'espère pouvoir rencontrer bientôt Tanja la présidente.  


vendredi 13 juillet 2012

Martin n'a pas voulu que je dorme dans la paille !

Ce 11 juillet, j'avais obtenu du propriétaire d'une grange l'autorisation de dormir sur la paille.

Mais après une boisson, un café, un bon repas partagé et finalement un échange sur Google traduction, un représentant du village de Domanjsevci, (1er  village slovène après la frontière hongroise) est venu me chercher et me conduire dans une maison de religieux franciscains pour y dormir .

Encore une belle  rencontre avec Ksenija 30 ans et ses parents. C'est une histoire que j'aurai l'occasion de développer plus tard .

Le lendemain matin au petit déjeuner chez les franciscains, grand attroupement autour du pèlerin que je suis, quand un groupe de retraitants découvre tout mon cheminement.
Cela suscite bien des curiosités.

Prendre le temps d'écouter et de partager, je ne sais jamais ou cela va me conduire.

Il y a toujours des moments étonnants .
A bientôt

dimanche 8 juillet 2012

Un episode de l'evangile du jour

C'est la sortie de la messe à l'église Saint-Martin du petit village de Harasztifalu. Je fais signer mon carnet. Je prends des photos du retable (st Martin) et de l'ensemble de l'église.
En sortant je salue quelques personnes notamment Robert. Evidemment ma pauvreté languistique ne me permet pas de grande conversation ! Je sors mon carnet de route et mon papier magique revu et corrigé par Liliane la hongroise.

Puis je fais signe à Robert que mon projet serait de dormir à Kormend . Je suis alors au 3/4 de mon étape . En raison de la chaleur (entre 32-34) je suis parti ce matin de Jak à 5h45. C'est plus facile de partir de bonne heure quand on est en gîte .

Robert m'invite à prendre la voiture pour chercher le logement . Il se rend au presbytè re de Kormend . Grosse déception pour nous deux . Peut être plus pour Robert que pour moi et pour une raison qu'il ne m'appartient de développer ici .

J'indique alors à Robert mon itinéraire et que j'aurai plus de chance à Nadasd 5 kms plus loin . Je propose Nadasd parce que l'étape prévue de demain fait 30 kms et que par cette chaleur je ne suis pas sûr d y arriver . Et il n y a aucune possibilité d hebergement entre Nadasd et Zalalovo (étape de demain )

Arrivé à Nadasd direction le presbytere. Excellent accueil du curé à qui Robert explique la situation . Entre temps Robert a appelé Liliane à Budapest . C'est ma correspondante hongroise . Je suis heureux de l avoir rencontré à Szombathely .

Bref le sympathique et dévoué curé decide de prendre en charge mon accueil à l auberge locale . Je suis un peu désemparé et ne peut accepter une telle proposition et je vide sur la table mes quelques billets forints . (la frontière slovène n'est plus très loin et je n'aurai plus besoin de ces forints) . Ensuite ce sera l'euro .
Mais le brave curé n'est point d'accord et il m'invite à reprendre mon argent .

Avec Robert et ce sympathique plebanos (curé ) nous nous rendons à la panzion et le curé donne ses consignes . La propriétaire de l établissement nous prend tous les 3 en photos.  Ce sont les remerciements et les échanges d'adresses et de mails

Cette histoire me fait penser un peu à l'histoire de l évangile ou le Bon Samaritain trouve un blessé sur sa route et l'emmène à l'auberge du coin et dit à l hôtelier "soignez le et prenez soin de lui. A mon retour je vous reglerai la note".
La grande différence c'est qu ici  il ne m'a pas recueilli blessé sur la route .

Dans un mail cet apres midi Robert m a dit sa joie d avoir pu m aider .

Merci à Robert et ce très bon père curé

Une nouvelle fois c'était une Grande emotion

Merci à toi Martin qui glorifie et humanise mon cheminement !..

vendredi 6 juillet 2012

Les événements de Szombathely

Aujourd'hui vendredi 6 juillet je suis à Szombathely lieu de naissance de Martin. Je suis en cette ville depuis mercredi soir et j'en repars demain matin.

Sur la place de l église Saint Martin , j'ai rencontré un groupe de femmes hongroises parties elles aussi de Bratislava . Mon passage leur avait été signalé . Contrairement à moi elles ont pris un chemin plus court et ne sont pas passées à Pannonhalma .

Nous nous sommes rencontrés au pied de la statue représentant Martin baptisant sa mère .

Est alors arrivé à ce moment un bus plein " de beau monde ". Nous apprenons alors qu'il s'agit de la Garde Suisse vaticane . Saint Martin est son saint patron et les membres de cette garde sont en pèlerinage invités par l évêché du lieu . La télévision est là . Le groupe de marcheurs dont je fais parti a eu sa sequence télévisée au journal d'hier soir .

Ce matin il y avait à la cathédrale une messe à laquelle participait la Garde Suisse.

Providence encore : l ami Antoine était arrivé hier soir de Tours pour une réunion avec les élus de Szombathely au sujet de La Via Sancti Martini , ce grand chemin sur lequel je suis. Antoine connaissait bien la "Garde Suisse " pour l'avoir reçu à Tours . Notre participation à l'office lui a permis de rencontrer des membres de cette Garde qu'il connaissait. A la sortie de la cathédrale on m'a présenté à l'évêque, à l aumônier et au commandant de cette G arde . J'ai eu la faveur de quelques bonnes photos souvenir .

La température est encore ici de 34*

Mon prochain message sera pour la Slovénie ou je devrais être la semaine prochaine.

mardi 3 juillet 2012

Bienvenue a Horvatzsidany

Je suis de nouveau sur un clavier hongrois. Vous me pardonnerez donc une ecriture avec des manques .

Ce matin mardi 3 Juillet je suis arrivé en voiture, un peu malgré mon désir de vouloir marcher, au presbytere de  Horvatzsidany. Mais les hongrois sont tellement gentils qu ils ne savent quoi faire pour vous aider. Et se serait les offenser que de refuser. Et comment faire pour leur expliquer que marcher fait aussi partie du chemin. Cela ne sert a rien a vouloir entrer dans des grandes explications.

Hier comme aujourd hui des températures superieures a 35. J ai dormi hier soir a Sopronhorpacs dans une famille d accueil en lien de parenté direct avec le couple qui m avait accueilli précédemment. Mes hotes m ont conduit a la belle église romane en restauration.

Ici le curé d Horvatzsidany m a recu en jacquet et avec beaucoup de chaleur humaine. L accolade de bienvenue. Puis il a sorti la petite bouteille de chnapp et nous avons trinqué. Je dis en jacquet car lui aussi est allé a Santiago. Il m a montré sa coquille et la besace accroché a son bourdon. Récemmemt il a accompagné tout un groupe en pélerinage a Mariazell 172 km et il était fier de montrer les photos de ce pélerinage.

Il est responsable de 3 paroisses dont l une est aussi sur la Via Sancti Martini. Il s agit de Und.

Je vais bien. Certes j ai un peu maigri mais chacun le sait la graisse fond au soleil

Salut amical a tous : hongrois, slovenes, slovaques, espagnols, hollandais, luxembourgeois, belges, allemands, francais.

A l instant,  alors que je suis sur le clavier du chaleureux curé de Horvatzsidany, Anikó vient de m appeler au téléphone. Pour se dire quoi ? Simplement entendre nos voix. Cela suffit a rappeler cette belle journée de dimanche a Egyed. Je dois dire que cela me touche beaucoup. C est vrai qu hier lors de la séparation il y avait beaucoup d émotions chez chacun de nous. Je t embrasse Anikó sans oublier ton tres disponible et avenant mari : Laszló.

Qu ils sont beaux tous les chemins Ultreia   

dimanche 1 juillet 2012

Depuis Egyed

Amis lecteur bonjour

Dabord une précision : je suis sur un clavier d ordinateur hongrois et pour moi je ne maitrise pas. Il m est donc difficile de mettre une ponctuation correctement. Je vous prie de m en excuser.

Cela dit,


                                                                  Eglise d Arpas

Je suis arrivé dans la matinee a Egyed. Je me suis rendu a l eglise. Elle etait non seulement ouverte mais une messe venait de commencer. J ai participé a l office et a l issue de la ceremonie je suis allé voir le curé pour lui faire lire mon document magique et pour qu il me signe mon carnet : le Pass-Eurocitoyen. Puis il est sorti chercher le tampon et est revenu avec Ildikó, hongroise professeur de francais . Quelle grande joie pour moi . Il y avait aussi d autres personnes presntes et Ildikó a fait une talentueuse traductrice. J ai explique tout mon cheminement a travers le chemin martinien hongrois. Jai dit que j avais pris du retard sur mon programme. Je dois etre en effet etre jeudi 5 juillet au soir a Szombathely lieu de naissance de Martin. Des représentants de la ville, de l eveche et des centres culturels Saint Martin de Hongrie et de France m y attendent. Cette date est donc imperative.
                                                Batimemt vestiaire du club de ffootball
Par la pluie mais aussi par des recontres merveilleuses, j ai perdu 1 journee qu il me sera impossible de rattraper sans avoir recours a une personne bienveillante. Cette personne ou plutot ce couple, je l ai trouve a l eglise d Egyed en les personnes de Anikó et de son mari László.

De plus par Ildikó, j ai appris que la Hongrie etait en alerte canicule rouge. Des temperatures de 36 a 40 sont annoncees pour ces jours. Deja Liliane ma correspondante hongroise a Budapest m avait annonce dans un SMS cette canicule et qu il me fallait etre prudent. Je pense a mes familles et a mes amis et il me faut donc rester sage et prudent. C est vrai, j ai un couvre-chef et je bois pas moins de 4 l d eau par jour. Entre les villages plus ou moins eloignes, il est impossible d avoir de l eau et il me faut donc me charger au minimum de 3 litres d eau qui deviennent rapidement de l eau chaude . Ce sont les temperatures du desert. Imaginez le poids du sac.

Depuis ce midi, je suis donc chez Anikó et László: Je suis merveilleusement bien accueilli, choye et l on prend beaucoup de soin pour ma personne: Ils ne parlent pas un mot de francais et moi pas un mot de hongrois ou d anglais: Qu importe la langue, n est pas une barriere. Ce midi. j ai partage le repas avec mes petits documents pres de mon assiette : album photo, le livre-guide du chemin, et differentes petites choses: Et puis avec une feuille de papier et un crayon on utilise plein de schemas pour se comprendre. Autre outil : l ordinateur et monsieur Google traduction.

 Repas hongrois partage avec beaucoup de bonheur.

Anikó m a propose de faire une bonne lessive en machine a laver le linge. C est mieux que la lessive faite a la main comme nos grands-meres. Par ces temps de chaleur on sue beaucoup.

Ce soir je vais dormir sur un bon matelas. Il n en etait pas de meme hier soir ou dans le village d Arpas, j ai tourne environ 2 heures avant que le maire du village ne finisse par me loger dans les vestiaires du club de football. Certes, j ai dormi au sol sur ma petite mousse mais cela ne me derange absolument pas. J avais l eau chaude et j ai pu prendre une bonne douche. Pour mon repas, j avais ce qu il me fallait dans le sac a dos notamment des petites denrees que les amis hongrois me donnent lors de mon passage. Ainsi hier soir quelqun m a offert un petit pot de miel. Hier matin on m a offert un peu de pain, un poivron et 4 parts de gateau. Par hasard, je n avais plus de pain.

Deja en 2010 lors de ma peregrination sur le chemin Saint Martin : Trier - Tours,  j avais communique de cette facon, google traduction, avec un pasteur allemand. Recemment a Lourdes, lorsque j etais en mission d hospitalier jacquaire, j ai encore communique de cette facon avec Karoline l anglaise. Merci la technique.

Avoir un programme établi c est bien mais cela pose parfois des contraintes de temps et d horaire. On l a vu avec cette arrivee prevue le 5 Juillet a Szombathely.

Anikó Hubert Ildikó

Il faut faire confiance a la providence et a Saint Martin. J ai compris qu il fallait se laisser porter, modeler, transformer par le chemin. Etre aussi pres de la nature, vivre des rencontres authentiques dans le partage a l exemple de Martin,  n est pas cela le plus important. Les marcheurs au long cours le savent les chemins nous apportent de magnifiques cadeaux. Alleluia

J aurai plein d autres belles choses a vous raconter mais je ne veux pas abuser de la bonte d Anikó et de László qui ont mis leur ordinateur a ma disposition. Un grand merci a eux. Ce sont eux qui vont me permettre de ratrapper l etape

Amis lecteurs a bientot